Ufologie et science, soixante années d’incompréhension (réflexion)

L’ufologie sait-elle se remettre en question? Où en sommes-nous?

« Il existe un malentendu quant au sens qu’il convient de donner au mot recherche. Si pour certains il s’agit de recherche de la vérité, pour d’autres c’est seulement la recherche d’arguments pour défendre une idée préconçue… »Pr. A. Meessen*

J’ai reçu cette « lettre ouverte » écrite par mon ami J.M.  je vous la livre ici :

« Il y a quelque temps je me demandais si l’ufologie française et généralement dans le monde était agonisante.

Non pas qu’elle n’existe plus, mais elle souffre d’un manque de réflexion.

Des réseaux existent, très structurés, ils réunissent des chercheurs qui partagent leurs idées et confrontent des arguments.

Coupure du journal « l’indépendant » le 15/09/54

Les réseaux sociaux permettent la même chose de façon virtuelle ; sans se déplacer en un lieu précis. La convivialité y perd certainement.  

Chacun, je pense, continue à chercher. Il est cependant une tendance qui me semble funeste, à vouloir « nettoyer » les témoignages, pour n’en garder que les vrais.

La première question est de savoir quels sont les vrais et les faux.

Actuellement et depuis la fin de l’automne 2011 il ya une augmentation des observations d’OVNIs. Qui, pour 99% sont des lanternes thaï, des débris de satellites, etc…

Les OVNIs de cette année ont les mêmes comportements que ceux de la vague de 1954.

Il y a les passages rectilignes. D’où viennent-ils, pourquoi passent-ils ?

Il ya les OVNIs qui avancent puis qui stationnent et font un long « ballet » d’aller-retour, avec des changements de couleurs (que l’on pourrait imaginer être un changement d’intensité). Puis ils s’en vont. Comme si le travail accompli, ils rentraient à la maison.

Pourquoi choisir cet endroit plutôt qu’un autre ? A-t’on analysé le sol ? Cela est inutile puisque les lanternes Thaï, ne peuvent modifier la composition chimique du sol.

Il est deux différences importantes :

La première est l’omniprésence des boules de couleur. En 1954 il s’agissait de belles soucoupes volantes, cette fois ce sont des boules lumineuses. Hélas, les lanternes Thaï sont ainsi faites. Si ils arrivent qu’elles se mettent en formation spécifique, triangulaire ou en ligne, c’est parce qu’elles sont équipées d’un mini GPS!

La seconde différence est que les OVNIs cette année ont la fâcheuse habitude  de s’éteindre exactement comme une ampoule lorsque l’on abaisse l’interrupteur. C’est logique, les lanternes Thaï, ont une durée de vie équivalente au carburant solide qui les fait voyager…

Ensuite contrairement à 1954, il y a peu ou pas de rencontres avec les occupants des lanternes Thaï. Normal c’est petit ces engins!

Par manque de descriptions précises des témoignages de 1954, qui auraient permis une étude sérieuse, nous sommes certainement passés à côté de quelques éléments qui auraient été intéressants, à défaut de nous instruire sur l’occupation des OVNIs. Et cette année, avec une application scolaire nous recommençons.

Tout se passe comme si les effets physiques étaient considérés comme nuls, et les effets « culturels » inexistants. Nous en sommes là.

Il est évident que la complexité des données est importante, mais est-ce une raison pour quasi nier le phénomène ?

Il semble qu’il y a trop d’observations en ce moment ; la dose prescrite est largement dépassée. J’y vois une sorte de réaction anthropocentrique, bien mal venue.

Ca ne cadre pas avec ce que l’on attend. Il faudrait une « belle observation » avec démontage du matériel ; d’une particularité on va expliquer la globalité. Alors que c’est la globalité qui « sème » des indices.

En fait ce qui est incompréhensible c’est que nous n’essayons pas de comprendre, au moins d’essayer.

Il y a en ce moment une activité sismique importante dans les Alpes. Pas le gros tremblement de terre qui nécessite le déplacement des caméras de télévision. La présence de ces lanternes Thaï aurait-elle un rapport ? Passent-elles à proximité d’une zone de fracture ?

D’une façon ou d’une autre notre environnement fait partie intégrante de celui des OVNIs. Sinon pourquoi viendraient-ils déployer tant d’activités par ici ?

Pourquoi existe-t-il des régions où les observations sont plus nombreuses d’autres presque inexistantes ??

Une connaissance me disait « le moindre geste peut faire signe », pour l’ufologie, le moindre indice peut mener à  une réflexion.

Mais voilà, ceux qui s’intéressent aux OVNIs ont élaboré une sorte d’orthodoxie dont-il ne faut pas sortir. De fait il n’existe aucune structure de réflexion  à l’approche du phénomène, ne parlons pas de sa compréhension…. »

 J.M.

*Auguste Meessen

Professeur à l’Université Catholique de Louvain, Louvain-la Neuve, Belgique, Auguste Meessen est né en 1932 près de la frontière belgo-allemande. Il a fait des études de physique à l’UCL et après son doctorat, il fut pendant deux ans « Research Associate » au MIT, USA. En 1962, il a été engagé à l’UCL, où il devint professeur ordinaire. Il y enseigna la mécanique quantique, la physique théorique et mathématique, la physique de l’état solide et la didactique de la physique. Il effectua une série de missions d’enseignement à l’étranger et devint émérite en 1996. Il s’est intéressé surtout aux problèmes qui concernent les fondements de la physique (tels que la quantification de l’espace-temps) et il se préoccupa de problèmes de société qui impliquent la responsabilité des scientifiques (tels que la course aux armements). Depuis 1972, il s’est également engagé dans la recherche d’une solution rationnelle du problème des ovnis, en partant des faits observés et des lois physiques connues…. »Où en sommes-nous en ufologie » d’Auguste Meesen

« Est-il utopique d’essayer de raisonner des chercheurs tellement absorbés par l’argumentation de leur thèse personnelle qu’ils en viennent à occulter ce qui pourrait la contrarier, voire combattre ce qui risquerait de la contredire. Sont-ils conscients qu’ils en viennent à pratiquer le même terrorisme intellectuel qu’ils disent combattre chez les autres ? » Extrait du dossier : « Réflexion sur l’ufologie : blocages intellectuels,idéologiques, culturels et scientifiques » sur Benzemas.com

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Publié le 14 septembre 2012, dans Ufologie et Vie E.T., et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Ufologie et science, soixante années d’incompréhension (réflexion).

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