La généalogie de l’homme moderne se complexifie

Un moulage du cerveau d'<i>Homo rudolfensis </i>présenté dans un musée à Washington DC. (crédits photo: Tim Evanson)

Un moulage du cerveau d’Homo rudolfensis présenté dans un musée à Washington DC. (crédits photo: Tim Evanson)

L’étude approfondie de deux fossiles confirme la diversité des premiers représentants du genre Homo, apparu il y a environ 2 millions d’années.

L’homme moderne appartient à un genre, Homo, apparu il y a environ 2 millions d’années. Si nous en sommes aujourd’hui les seuls représentants, celui-ci était autrefois beaucoup plus diversifié. Selon une nouvelle étude publiée jeudi dans Nature , il semblerait qu’une quatrième espèce primitive ait pu cohabiter pendant une période avec Homo habilisHomo erectus etHomo ergaster.

Meave Leakey, de l’université Stony Brook aux États-Unis, et Fred Spoor, de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutionniste à Leipzig, ont en effet estimé que des fossiles trouvés en 2007 et en 2009 à l’est du lac de Turkana, au Kenya, appartenaient bien à une espèce distincte, Homo rudolfensis. Celle-ci avait été découverte en 1972, mais sur la base d’un seul fossile: un crâne sans mâchoire inférieure vieux de 1,9 million d’années. Ce n’était pas suffisant pour convaincre l’ensemble de la communauté des paléoanthropologues de sa spécificité.

Une généalogie encore mal comprise

Datés entre – 1,7 et – 2 millions d’années, les trois nouveaux fossiles – une face, une mâchoire inférieure complète et une partie d’une seconde mâchoire inférieure – viennent désormais compléter le portrait et apporter du poids à la définition de cette nouvelle espèce en fournissant de nombreuses informations sur sa dentition distincte et la structure particulière de sa mâchoire. «L’évolution humaine n’est manifestement pas la ligne droite» telle qu’elle a pu être tracée par le passé, a commenté Fred Spoor.

Mais cette avancée vient apporter encore un peu plus de complexité à une généalogie que l’on comprend déjà très mal. Certains paléontologues refusent d’ailleurs d’intégrer habilis et rudolfensis au genre Homo et préfèrent en faire des australopithèques, un genre plus primitif. D’autres réfutent quant à eux la distinction entre erectus et ergaster, estimant qu’il s’agit en réalité d’une même espèce qui a simplement évolué de deux façons légèrement différentes dans des zones géographiques distinctes.

Source: Lefigaro.fr

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Publié le 9 août 2012, dans Enigmes historiques, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur La généalogie de l’homme moderne se complexifie.

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