Le Siphonophore, l’animal le plus long du monde! -Vidéos-

Derrière ce nom compliqué se cache probablement l’animal le plus long du monde. Il pourrait atteindre 40 m de long ! Le siphonophore est un long rideau de matière molle transparente et gélatineuse (comme les méduses) composé de milliers d’individus minuscules indispensables à la survie de l’ensemble.

Chaque individu a une forme précise et est spécialisé dans une tache bien spécifique comme la reproduction, les mouvements, la prédation, la digestion, la production de lumière… Le siphonophore souvent confondue avec une méduse. Elle y ressemble, mais ne vous y trompez pas, ce n’en est pas une. Elle ne sait pas nager. À la place, elle est propulsée par le vent, les marées et les courants à la surface de l’océan. On les trouve en train de flotter sur tous les océans tropicaux et subtropicaux du monde.

Les scientifiques pensent donc qu’il s’agit d’un superorganisme unique, voilà pourquoi on estime qu’il serait le plus grand animal du monde, quand ils sont plusieurs…
En fait, il s’agit d’une agglomération de plusieurs unités créant une colonie, nommée physalie.

Elle est composée de quatre différents types de polypes, les zoïdes, qui ont chacun un objectif différent pour le fonctionnement global de la colonie, vivant ensemble dans une unité singulière !

Bien qu’ils ressemblent aux méduses, ou aux anémones de mer, les  éléments des siphonophores sont considérés comme appartenant à une autre branche de cnidaires. (Sont considérés comme cnidaires les hydres, les méduses, les anémones de mer ou encore les coraux).Les siphonophores vivent généralement en eaux chaudes profondes.

Comme d’autres hydrozoaires (la classe dont les Siphonophores font partie), certains membres de la colonie peuvent émettre de la lumière, attirant ainsi leurs proies. Par exemple, une espèce du genre Erenna, trouvée à plus de 1600 mètres de profondeur (au large des côtes de Monterey, Californie), se présente sous la forme d’une colonie allongée, d’aspect serpentin, dont plusieurs membres sont pourvus de tentacules aux cellules urticantes, certaines émettant une lumière rouge au bout du tentacule. Il s’agit d’ailleurs en soi d’une spécificité, la plupart des espèces marines capables de bioluminescence émettent une lumière verte ou bleue. Erenna est la seconde espèce connue (la première étant le poisson sans écaille Pliopterus Chirostomias) produisant une lumière à la teinte rouge. Des mouvements d’avant en arrière donnent un effet de scintillement. Cette lumière scintillante permet à la colonie d’attirer et d’emprisonner de petits animaux pour s’en nourrir.

Praya Dubia peut atteindre 40 mètres de long. Img Steven Haddock. MBARI

On voit nettement sur l’image ci-dessus l’une des techniques de chasse et d’alimentation de Praya Dubia, affichant une lumière bleue pâle pour attirer les proies, tandis que les longs tentacules urticants s’étendent et forment un véritable filet de pêche. 

Quelques vidéos de siphonophores à l’œuvre:

 
Sources et liens utiles : leblogdeM.Colin, Nature Extrême,Sériousplay
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Publié le 6 août 2012, dans Planète et Nature, et tagué , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. C’est bizarre c’est la première que je voie ça, j’en connais qui vont faire un reblog de ton article 😉

  2. C’est vraiment une belle et étrange créature

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