Les restes de la Joconde déterrés inutilement

 

Le squelette de Lisa Gherardini, l'hypothétique modèle de Léonard de Vinci pour la Joconde.
Le squelette de Lisa Gherardini, l’hypothétique modèle de Léonard de Vinci pour la Joconde. Crédits photo : CLAUDIO GIOVANNINI/AFP

Un pseudo-chercheur entend prouver que Monna Lisa n’a pas servi de modèle à Léonard de Vinci.

Les restes de la Joconde exhumés? Beaucoup de bruit pour rien dirait Shakespeare. La nouvelle tournait hier sur internet. À l’origine du buzz, qui a pourtant fait immédiatement hausser les épaules au monde de l’art, il y a un certain Comité italien pour la valorisation des biens culturels.

Composé de quelques anthropologues et historiens, il présente une façade sérieuse. Toutefois, nombre d’universitaires le critiquent fortement. À sa tête on trouve non pas un scientifique bardé de diplômes mais un ancien présentateur télé qui, depuis quelques années, s’est autoproclamé détective spécialisé dans les very cold cases. De préférence à haute portée médiatique et fantasmatique.

Silvano Vincenti s’est fait connaître en trouvant des traces d’arsenic sur les os de l’humaniste Pic de la Mirandole, soutenant depuis que ce dernier a été empoisonné. Mais les restes humains anciens présentent en général de telles traces. Elles seraient un effet naturel lors de la décomposition.

Vincenti a également travaillé sur la reconstitution par ordinateur du visage de Dante à partir de mesures prises sur le crâne du poète. L’hypothétique faciès n’apporte rien de neuf à la connaissance de l’œuvre ou du personnage.

La Joconde, un homme?

Concernant Lisa Gherardini (1479-1542), alias Monna Lisa, même si un recoupement ADN avec des descendants de la famille prouvait que ces restes sortis du sol du couvent Sainte-Ursule à Florence lui ont bien appartenu, qu’est-ce que cela établirait? Qu’elle n’a pas servi de modèle à Léonard comme le croit Vincenti?

Les archives indiquent le contraire de manière quasi certaine. Vincenti est persuadé que le génie toscan s’est surtout servi d’un homme pour exécuter le plus célèbre portrait du monde. Il a soutenu avoir décrypté un code secret dans la peinture. Il y aurait, en minuscule, la lettre L pour Léonard dans l’œil gauche, et un S pour Salai dans l’œil droit. Selon lui, cela ne pourrait être qu’une déclaration d’amour cachée de la part du génie à l’attention de son jeune aide. Les experts sérieux ne voient eux que les craquelures du temps dans le verni.

Source : lefigaro.fr

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Publié le 19 juillet 2012, dans Enigmes historiques, Mystères, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Les restes de la Joconde déterrés inutilement.

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