Des millions d’années pour se remettre de la grande extinction

 
Représentation de la Pangée © Northern Arizona University-Ron Blakey
 
 

Il a fallu près de 10 millions d’années à la Terre pour se remettre de la plus grande extinction de masse de tous les temps, montre une étude chinoise et britannique.

Il y a 252 millions d’années, la vie a pratiquement disparu de la surface terrestre. À l’époque, seulement 10 % des plantes et des animaux avaient survécu.

La communauté scientifique tente depuis de nombreuses années d’établir à quelle vitesse la vie a récupéré à la suite du cataclysme.

Les récentes données recueillies par les Dr Zhong Qiang Chen, de l’Université chinoise de géosciences à Wuhan, et par le Pr Michael Benton, de l’Université de Bristol, laissent à penser que deux phénomènes expliquent le temps qui a été nécessaire pour la récupération :

 

  • l’intensité de la crise

  • Les conditions difficiles qui régnaient après cette première vague d’extinction

 

L’extinction permienne est de loin la crise biologique la plus dramatique à frapper la vie sur Terre. Elle aurait été déclenchée par un certain nombre de chocs physiques comme le volcanisme, l’impact de météorites et la libération de méthane.

Ces facteurs auraient causé un réchauffement de la planète, des pluies acides et l’acidification puis l’anoxie de l’océan unique. Ainsi, 90 % des êtres vivants sur terre et dans la mer auraient disparu.

« Il est difficile d’imaginer à quel point la vie a disparu, mais il n’y a aucun doute, à la suite de l’analyse de strates géologiques partout dans le monde, qu’il s’agissait de la plus grande crise jamais traversée par la vie. » — Dr Zhong Qiang Chen

Les travaux montrent que des conditions difficiles pour la vie ont régné pendant environ cinq à six millions d’années après la crise initiale.

Certaines espèces animales sur terre et dans l’eau ont reconstruit leurs écosystèmes assez rapidement, mais des crises secondaires ont miné leur équilibre pendant quelques millions d’années de plus, comme celle du carbone.

Puis, lorsque les crises environnementales se sont faites moins graves, des écosystèmes plus complexes sont apparus. Par exemple, dans l’océan, de nouveaux groupes ont fait leur apparition, comme les crabes et les homards.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Geoscience.

Source : Radio-Canada.ca

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Publié le 29 mai 2012, dans Planète et Nature, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Des millions d’années pour se remettre de la grande extinction.

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