4700 astéroïdes orbitent à proximité de la Terre !

Les astéroïdes potentiellement dangereux sont étroitement alignés avec le plan de notre système solaire.
Les astéroïdes potentiellement dangereux sont étroitement alignés avec le plan de notre système solaire.

Grâce à son télescope spatial WISE, la Nasa vient de recenser les astéroïdes de plus de 100 m de diamètre susceptibles d’entrer, un jour, en collison avec notre belle planète bleue.

Ils sont plusieurs milliers à tourner au-dessus de nos têtes… et à alimenter nos phantasmes de fin du monde. Selon le dernier recensement effectué par la Nasa, le nombre d’astéroïdes «géo-croiseurs» susceptibles d’entrer en collison avec la Terre -et de provoquer une catastrophe majeure- serait d’environ 4700, à plus ou moins 1500 unités près. (on va pas chipoter ndlr)

Cette estimation, à paraître dans un prochain numéro de l’Astrophysical Journal, a été obtenue à partir des observations faites avec le télescope spatial infrarouge WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer) piloté par le Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, sur un échantillon de 107 astéroïdes potentiellement dangereux, ou PHA, déjà répertoriés. Autrement dit des corps célestes susceptibles de s’aventurer à moins de 8 millions de kilomètres de la Terre (soit 20 fois la distance moyenne entre la Terre et la Lune) et suffisament gros pour ne pas se désintégrer au contact de l’atmosphère.

En étudiant l’origine de ces 107 PHA dans le système solaire et les risques qu’ils présentent pour notre belle planète bleue, les astronomes américains en ont donc déduit que 4700 astéroïdes de plus de 100 m de diamètre circulent dans la banlieue de la Terre.

A titre de comparaison, on estime que le diamètre de l’astéroïde qui a percuté la Terre à la fin du Crétacé, et suspecté d’avoir provoqué la disparition des dinosaures et d’un grand nombre d’espèces vivantes, était d’environ 10 kilomètres. Le corps célèste (météorite ou comète) qui a explosé au dessus de la Toungouska, en Sibérie centrale, le 30 avril 1908, ne mesurait probablement que 20 mètres. Il n’aurait, donc pas été inventorié, dans la présente étude. Mais il a tout de même dévasté plus de 300 kilomètres carrés de forêts heureusement désertes…

Mission d’exploration d’ici à 2025

Pour l’instant, seuls 20 à 30 % des 4700 PHA comptabilisé par WISE ont été identifiés. Les auteurs de ce recensement spatial, le plus précis et le plus complet réalisé à ce jour, constatent également que bon nombre d’entre eux ont une orbite très légèrement inclinée par rapport au plan de l’orbite terrestre. Cela signifie que leur probabilité d’impact avec la Terre est plus élevée mais qu’ils sont également plus faciles à atteindre par des missions d’exploration robotique ou humaine, projetées par la Nasa d’ici à 2025.

«Nous avons été surpris de constater cette abondance de PHA à faible inclinaison» confesse Amy Mainzer, responsable scientifique de la mission au sein du JPL.

Même si la probalité qu’un PHA vienne s’écraser sur Terre est extrêmement faible, les conséquences sont telles que plusieurs scénarios d’évitement sont aujourd’ui à l’étude. Lancé en début d’année, le programme NEOShield, financé par l’Union europénne, va étudier la faisabilité de trois options possibles: percuter l’intrus avec un missile, dévier sa trajectoire au moyen d’un «tracteur gravitationnel» ou bien, ultime recours, le désintégrer avec… un engin nucléaire. 

LeFigaro.fr/Par Marc Mennessier
 
 
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Publié le 18 mai 2012, dans Astronomie-Espace, Eschatologie, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. superbe image
    Maxine plaisir de te voir de retour
    cordialement
    jose

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