Mercure : la planète-avocat

Vue aériennes du pôle nord de Mercure. Les «taches» jaunes indiquent probablement la présence de glace d'eau. Elles sont toutes concentrées dans des cratères, à l'abri de l'intense rayonnement solaire qui plombe sur Mercure. (Image : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington)

Vue aériennes du pôle nord de Mercure. Les «taches» jaunes indiquent probablement la présence de glace d’eau. Elles sont toutes concentrées dans des cratères, à l’abri de l’intense rayonnement solaire qui plombe sur Mercure. (Image : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington)

Du point de vue de la taille du noyau, Mercure a beaucoup en commun avec l’avocat. Dans les deux cas, ces noyaux sont démesurément gros. Et dans les deux cas, la taille exacte du «cœur» est très difficile à mesurer de l’extérieur, ce qui nous réserve parfois de mauvaises surprises en revenant de l’épicerie.

Or la NASA vient de diffuser la mesure du noyau de Mercure la plus précise à ce jour — pas moins de 83 % du rayon de la planète ! — grâce à une série de mesures à distance, mais la méthode ne semble malheureusement pas applicable aux avocats…

Pour leurs calculs, les chercheurs se sont notamment appuyés sur des mesures très précises de la gravité autour de Mercure prises grâce aux signaux radio du satellite Messenger. Celui-ci, dont la mission vient d’ailleurs d’être prolongée jusqu’en mars 2013, circule en orbite autour de cette planète depuis un an. Comme la masse de Mercure n’est pas répartie de façon tout à fait uniforme, les petites différences locales impriment d’infimes accélérations sur Messenger, accélérations qui causent de tout petites variations dans les longueurs d’onde émises par la sonde. Ces variations sont, comme on s’en doute, infinitésimales, mais néanmoins mesurables d’ici.

En les combinant à des observations de la surface de Mercure — afin d’éliminer l’effet de la topographie pour ne garder que celui du sous-sol, si je déduis comme du monde —, l’équipe de la NASA a établi que le noyau de fer a un rayon de 2030 km, soit 83 % du rayon de la planète. Auparavant, on estimait que ce ratio à «seulement» 0,75 environ.

Autre fait à noter, la présence de glace d’eau aux pôles de Mercure semble se confirmer. On avait déjà remarqué autour de ces pôles de petites zones très réfléchissantes pour les ondes radio, ce qui ressemblait à ce que l’on «verrait» s’il s’agissait d’eau glacée. Il peut bien sûr paraître étrange de parler de glace sur la planète la plus proche du Soleil, où les températures peuvent atteindre 400°C, mais il faut savoir que l’absence d’atmosphère sur Mercure permet des variations extrêmes entre les endroits exposés au Soleil et ceux qui sont dans l’ombre. Or comme le montre la magnifique photo ci-haut, ces zones réfléchissantes (en jaune) se situent systématiquement dans des cratères où ils sont en permanence à l’abri des rayons solaires.

Des comptes-rendus plus détaillés sont disponibles en français et en anglais.

Source : cyberpresse.ca – Les 3 photos inclues dans l’article sont des données de Messenger trouvées sur : 24matins.fr

Publicités

Publié le 23 mars 2012, dans Astronomie-Espace, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Mercure : la planète-avocat.

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :