Des chercheurs ont identifié l’aïeul de tous les vertébrés

 L’identité d’un ancêtre commun à tous les vertébrés, poissons,  oiseaux, mammifères, homme compris, ayant vécu il y a un demi-milliard  d’années, a été établie par des paléontologues britannique et canadien:  il ressemblait à un ver, mais était en fait un chordé primitif.

On a constaté que le Pikaia gracilens, organisme à corps mou, était pourvu de myomères, muscles dont une bande correspond à une vertèbre. Bien entendu, a précisé le professeur Caron, ces muscles ont disparu depuis longtemps, mais les chercheurs ont pu identifier les tissus connectifs auxquels ils étaient attachés. Photo PC/Université de Toronto

Le Pikaia gracilens, dont les seuls fossiles connus viennent des schistes de Burgess, gisement vieux de 505 millions d’années, au parc national de Yoho, en Colombie-Britannique (ouest) était pourvu de myomères, autrement dit de muscles propres aux vertébrés, indiquent lundi Simon Conway Morris, de l’Université de Cambridge, et Jean-Bernard Caron, du Musée Royal de l’Ontario (MRO) et de l’Université de Toronto, dans le journal britannique Biological Reviews.

Ce sont les progrès des techniques de recherche, et notamment le microscope électronique, qui ont permis de confirmer une hypothèse que Conway Morris, grand spécialiste de Burgess, a formulée dans les années 1970 sans pouvoir la prouver par une description précise, a indiqué à l’AFP le professeur Caron.

Les premiers fossiles de Pikaia ont été trouvés dans les années 1910 par le grand savant américain Charles Doolittle Walcott. Mais Walcott, qui en a découvert une cinquantaine, leur avait trouvé des affinités avec des vers – ressemblant aux vers de terre – et ne leur a consacré que de brèves descriptions, relève M. Caron.

Il a fallu attendre les années 1990 pour que des chercheurs du Musée Royal de l’Ontario en trouvent encore une soixantaine, et leur examen au microscope électronique, pour prouver leur lien avec les vertébrés.

On a constaté que le Pikaia, organisme à corps mou, était pourvu de myomères, muscles dont une bande correspond à une vertèbre. Bien entendu, a précisé M. Caron, ces muscles ont disparu depuis longtemps, mais les chercheurs ont pu identifier les tissus connectifs auxquels ils étaient attachés.

«La caractéristique particulièrement importante pour cet animal est la présence de ce qu’on appelle la notochorde, une structure cartilagineuse qui devient la colonne vertébrale chez les vertébrés», a ajouté le scientifique canadien.

Un spécimen de Pikaia est exposé au Musée Royal de l’Ontario, tandis qu’une exposition plus vaste doit être organisée sur le site de Burgess.

Agence France-Presse Montréal via cyberpresse.ca

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Publié le 6 mars 2012, dans Planète et Nature, Sciences-Technologies, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Ca je n’y crois pas du tout ..

  2. tres bon article
    les sceptiques qui n’y croient pas doivent concevoir que la verité d’un jour
    n’est pas celle du lendemain et que la science evolue, a nous de revoir nos propres
    critères de valeurs
    l’homme n’est pas le centre de monde et la valeur de l’humanité n’est pas superieure
    aux autres vivants de la planete

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