De l’iode radioactif et mystérieux dans le ciel européen

Logo RAIode radioactif mystérieux bis repetita ? C’est ce qui vient à l’esprit en lisant un communiqué de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire publié avant-hier.

Il fait état de très faibles traces d’iode-131 radioactif détecté par plusieurs instituts en Europe dès fin janvier. Ces traces sont trop faibles pour représenter un risque sanitaire, mais intriguent, car elles ne peuvent provenir que d’une activité nucléaire. Déjà, en novembre dernier, un institut Hongrois, à Budapest, avait émis accidentellement de l’iode radioactif (lire ici et ici). Il pourrait s’agir d’un nouvel incident du même Institut, qui produit des éléments radioactifs à des fins médicales, scientifiques et industrielles, au regard des régions touchées.

Ce nouvel épisode montre au moins que la radioactivité de l’air ambiant est correctement surveillée en Europe…

«Par le canal des réseaux scientifiques dont il est membre, l’IRSN a eu  connaissance de la détection de traces d’iode 131 dans l’air, par la  Finlande et la Suède, sur des prélèvements de poussières atmosphériques  réalisés sur la période du 21 au 23 janvier. C’est ensuite la Norvège  qui a signalé la présence de l’iode 131, sur des prélèvements réalisés  entre le 16 et le 23 janvier puis la Pologne durant la dernière semaine  de janvier. Enfin, depuis début février, l’Allemagne, l’Autriche et la  République Tchèque ont également signalé cette présence d’iode 131 dans  l’atmosphère.

Dès la connaissance de ces détections, l’IRSN a augmenté la fréquence de prélèvement des filtres de ses stations de collecte de poussières à très haut débit afin de détecter une éventuelle arrivée sur la France. C’est ainsi que des niveaux inférieurs à 1 millionième de Becquerel par m3 d’air (µBq/m3)  ont  été mesurés sur les filtre de deux stations du réseau de  surveillance OPERA-air de l’IRSN, l’une située à Alençon (Orne) et  l’autre à Bure (Meuse). Les prélèvements concernés ont porté sur la  période du 31 janvier au 5 février 2012. Les niveaux de concentration observés bien qu’inhabituels sont très faibles et sans aucun risque pour la santé des populations.»

le détail des mesures de l’IRSN est ici.

Source : sciences.blog.libération.fr

Voir précédents articles ici,ici et

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Publié le 23 février 2012, dans Planète et Nature, Santé-Alimentation, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Ils disent toujours que c’est sans risques pour la population .. et je me demande bien a quel points c’est pas dangereux

    • En effet, bien qu’ ils disent que c’ est des taux de radioactivitée trop faible pour représenter un danger sur la santé de l’ homme, il y a de quoi se poser des questions.
      Un américain du missouri à posté le 13 février dérnier une vidéo dans l’ aquelle il a mesuré, à l’ aide d’ un compteur geiger, un taux inquiètant de radioactivité présent dans de la neige fraichement tombée!
      D’ autres mesures seraient actuellement en court…

      • Bien sur qu’on nous cache des choses! Tu imagines, même si il y avait de la radioactivité à
        un niveau élevé que veux-tu qu’ils fassent, créer un mouvement de panique?
        Si un jour tu « tombes » sur une vidéo intéressante n’hésite pas à me communiquer le lien
        merci 😉

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