Le cerveau, message secret de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine

Michel-Ange, spécialiste en neuroanatomie?

Dans un article publié dans la revue spécialisée Neurosurgery en 2010 (voir plus bas ndlr), des chercheurs de l’université Johns Hopkins prétendent que Michel-Ange a dissimulé une parfaite représentation anatomique d’un cerveau humain dans l’une de ses fresques de la Chapelle Sixtine.

Michel-Ange, spécialiste en neuroanatomie?

Le cerveau, message secret de Michel Ange dans la chapelle Sixtine                       

Les représentations de Dieu, sous la forme d’un vieil homme barbu exprimant sagesse et sérénité, ont peu varié au cours des siècles. Michel Ange n’a pas dérogé à ce principe, comme en témoignent les magnifiques plafonds de la chapelle Sixtine. Mais il y aurait cependant dissimulé plusieurs structures anatomiques cérébrales.

Michel Ange était peintre, sculpteur, architecte, mais aussi anatomiste. Il a en effet disséqué plusieurs fois des cadavres, dans des hôpitaux de Rome et de Florence, afin de mieux comprendre l’anatomie humaine. Selon plusieurs études, Michel Ange aurait laissé transparaître ce goût pour l’anatomie sur l’une de ses réalisations les plus monumentales : le plafond de la chapelle Sixtine, peint entre 1508 et 1512.

Ce plafond est constitué de 9 panneaux centraux. Le premier de ces panneaux, le plus connu, représente la création d’Adam (ci-dessus). Selon le physicien Frank Meshberger, qui a publié sa théorie dans le JAMA en 1990, le rideau entourant les anges, eux-mêmes autour de Dieu, a la forme d’une coupe transversale de cerveau humain.

Un autre panneau intrigue les scientifiques depuis plusieurs années, le panneau final intitulé « La séparation de la lumière des ténèbres (cf. ci-dessous). (La séparation de la lumière et des ténèbres est une fresque d’importance, puisqu’elle se situe directement au-dessus de l’autel de la chapelle Sixtine et qu’elle représente les débuts de la Création ndlr)

Lennart Bondeson et Anne-Greth Bondeson, neuroanatomistes suédois, y voyaient, en 2003, un goitre thyroïdien multinodulaire au niveau de la gorge de la représentation de Dieu, dont l’aspect bizarre déroutait jusque là les critiques d’art et les historiens. Mais Ian Suk et Rafael Tamargo, experts en neuroanatomie à l’école de Médecine Johns Hopkins de l’Université de Baltimore, proposent une autre lecture des structures étranges de cette gorge divine. Ils y voient, croquis illustratif à l’appui, la moelle épinière, le tronc cérébral et l’origine des nerfs optiques !

Que signifie cette représentation anatomique cachée (si elle n’est pas le fruit du hasard ou de l’interprétation des anatomistes bien sûr…), sachant que ce panneau se situe directement au-dessus de l’autel de la chapelle ? Pour Suk et Tamargo, qui ont publié cette étude fin mai 2010 dans la revue Neurosurgery *, « Michel-Ange, un homme profondément religieux et anatomiste accompli, cherchait à rehausser le sens de ce panneau et, éventuellement, à montrer ses connaissances anatomiques ».

Une telle découverte pourrait cependant être interprétée de manière plus mystique. Le tronc cérébral contrôle la respiration, les battements du cœur et la température du corps, soit des fonctions essentielles humaines. Quant à la moelle épinière, elle contrôle la motricité et la sensibilité.

Michel Ange aurait-il voulu dire que la voix de Dieu (sa gorge), voire son corps, ne sont que des expressions de l’intelligence humaine ? Ou, au contraire, que l’essence humaine (son système nerveux) est d’origine divine ?

Sources :  *neurosurgery que je vous invite à consulter pour beaucoup plus d’informations et news.doctissimo.fr

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Publié le 30 janvier 2012, dans Mystères, Santé-Alimentation, Sciences-Technologies, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. Pauvre Michel-Ange !… Certes, on ne prête qu’aux riches, et tu l’étais, ô combien ! Riche de tant de talent(s)… Mais quand même ! Qui sont donc tous ces spécialistes auto-proclamés, historiens d’art et autres agités du bocal qui, profitant de ta gloire afin qu’elle rejaillisse sur eux, les cuistres, osent interpréter tes oeuvres, y discerner tes intentions, sans craindre le ridicule. N’as-tu pas suffisamment écrit toi-même, et de manière si souvent sibylline, pour transcrire ta pensée si tel avait été ton désir.
    Considérons ces 20 Ignudi accrochés au plafond de la Sixtine dont tu n’as pas dit un mot : ah, les divagations auxquelles ils ont donné lieu !
    Quant à ce cou gonflé de Dieu le Père, on oublie que, dans l’iconographie orthodoxe, les cous gonflés sont depuis toujours le signe de la présence de l’Esprit-Saint ?
    Pourquoi chercher plus loin ?
    Ce n’est pas diminuer le Maître, bien au contraire. Une marque d’humilité, face à ce géant en proportion duquel nous ne sommes de que des nains…
    Bien cordialement,
    Jean Thiancourt, sculpteur
    http://ignudi2012thiancourt.blogspot.com

    • Bonsoir et merci Jean, pour ce commentaire.
      Je précise que je laisse paraître l’adresse
      de votre blog à titre exceptionnel…
      Chers visiteurs, les commentaires servent à vous
      exprimer et non pas à faire votre publicité ! Merci .

      • Cher Maxine,
        Oh, non, je ne recherche pas la publicité, (si vous me connaissiez…), mais je n’ai pas trouvé de meilleur moyen pour illustrer ma pensée que de montrer comment il est possible de glorifier un être que l’on admire au-delà du concevable, en marchant pas à pas dans ses traces, avec humilité et gratitude.
        Car s’il en eût été autrement vous auriez pu m’accuser de commettre moi-même le péché que je reproche aux autres…
        Ma passion pour Michel-Ange est si jalouse que je hurle aux imposteurs facilement reconnaissables. Quant aux autres, les sincères, ils existent et je les remercie de grand coeur !
        Bien à vous,
        Jean Thiancourt

        • Mon très cher Jean,
          Votre passion est très compréhensible et je la partage !
          Je ne doute pas de votre sincérité et c’est bien pour celà
          que je n’ai pas vu d’inconvénient à laisser l’adresse de votre
          blog (que j’irai voir d’ailleurs!).
          J’ai simplement voulu saisir l’occasion qui m’était donnée
          de mettre au point le « problème » de la publicité, c’est fait !
          Je suis très heureuse de compter un amoureux des Arts tel que vous
          parmi mes lecteurs !
          Amitités, Maxine.

  2. Je ne mérite pas tous ces compliments, loin s’en faut, Chère Maxine !
    Mais ils font toujours plaisir…
    A bientôt, ici, là ou ailleurs, et peut-être sur Sirius !
    Bien à vous,
    Jean Thiancourt

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