Le Codex Gigas, ou la Bible du Diable

LE CODEX GIGAS, OU LA BIBLE DU DIABLE

Le Codex Gigas (du grec Gigas signifiant « géant ») est le plus grand manuscrit médiéval connu.

Ecrit au XIIIème siècle au monastère bénédictin de Podlazice en Bohème (République Tchèque), il est exposé à la Bibliothèque nationale de Suède.

On le connaît sous le nom de « Bible du Diable » en raison des illustrations du Diable qu’il contient et d’une légende satanique tenance.

Codex Gigas, une bibliothèque plus qu’un livre…

Le Codex fait un mètre de hauteur, 50cm de large et 25 cm d’épaisseur! Le livre pèse 75 kg et le vélin en peau d’âne aurait nécessité l’utilisation de 160 bêtes.

La couverture est recouverte de cuir et de décorations en métal. Le Codex Gigas contenait 320 feuilles de vélin. Huit d’entre elles ont été arrachées : on ne sait ni par qui ni pourquoi…

Le Codex Gigas fut rédigé dans le monastère bénédictin de Podlazice, près de Chrudin, en Bohème, détruit au XVè siècle. Le texte du Codex s’arrête en 1229. Il est alors légué au monastère cistercien de Sedlec, puis racheté par le monastère bénédictin de Brevnov.

De 1477 à 1593, le Codex est conservé à la bibliothèque du monastère de Broumov. Il est emporté à Prague en 1594, pour rejoindre les collections personnelles de Rodolphe II du Saint-Empire.

A la fin de la guerre de Trente Ans en 1648, l’armée suédoise s’empare de la collection entière. De 1649 à 2007, le manuscrit est conservé à la Bibliothèque royale de Suède à Stockholm.

Le 24 septembre 2007, après 359 années, la Suède prête le Codex Gigas à Prague où il fut exposé jusqu’en janvier 2008.

Une oeuvre maudite ?

Le Codex se compose de la Bible, d’encyclopédies diverses, de traités d’exorcisme et d’ouvrages médicaux dont certains attribués à Hippocrate. Il contient des images du Diable, des formules magiques et de nombreuses illustrations énigmatiques.

Selon la légende, l’auteur de ce monumental ouvrage se nomme Herman le Reclus : un moine qui aurait vendu son âme au Diable.

Herman le Reclus fut condamné pour hérésie à être emmuré vivant. Afin de se racheter mais surtout d’échapper à cette peine, il aurait décidé de créer en une seule nuit une oeuvre à la gloire du monastère, un livre qui comporterait toutes les connaissances humaines. Vers minuit, il se rendit compte qu’il ne pourrait mener cette tâche seul, alors il prit une fatale résolution en s’adressant à l’Archange déchu Lucifer, lui demandant de l’aider à terminer le livre en échange de son âme.

Le Diable acheva le manuscrit, le moine aurait ainsi ponctué cet ouvrage d’images du Diable en signe de gratitude.

Des études récentes en linguistique suggèrent que le moine était en isolement total. L’hypothèse d’un unique rédacteur fait partie du mystère qui entoure ce livre. Il semble impossible qu’un homme ait pu écrire l’ensemble du manuscrit seul et avoir acquis autant de connaissances.

Toujours est-il que les analyses du manuscrit précisent qu’un seul type d’encre a été utilisé. Le style et la police de la calligraphie sont uniformes dans tout, accréditant la théorie d’un unique scribe… Les spécialistes estiment qu’il aurait fallu entre 25 et 30 ans pour écrire cet ouvrage.

En dépit de cette légende, le Codex n’a pas été interdit par l’Inquisition et a pû être étudié par de nombreux spécialistes.

La Bible du Diable aurait-elle bénéficiée d’une protection particulière ?

D’aucuns avancent que le Vatican n’a jamais souhaité s’opposer ni aux forces créatrices ni aux détenteurs de ce manuscrit…qui n’a pas révélé tous ses secrets…

Des experts indépendants travaillent encore aujourd’hui sur les formules incantatoires et les textes consacrés à l’ésotérisme qui n’ont pas tous été décryptés…

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Publié le 28 octobre 2011, dans Esotérisme-Paranormal, Spiritualité - Religions, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Le Codex Gigas, ou la Bible du Diable.

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